Les actes de la XXVIe Biennale de la langue française qui s'est tenue à Cluj-Napoca en octobre 2015 sont maintenant consultables en ligne.
XXVe Biennale de la langue française
(50e anniversaire de l’association)
BORDEAUX
Vendredi 13 et samedi 14 septembre 2013
Quels militants pour la francophonie du XXIe siècle ?
Réunie à Bordeaux sous le haut patronage de Monsieur Alain JUPPÉ, la 25e Biennale de la langue française a célébré dignement son 50e anniversaire, « cette belle aventure de la Biennale » pour reprendre les mots du message qu’il a adressé aux biennalistes.
Depuis Namur, 1963, jusqu’à Avignon, 1993, la Biennale a été présidée par son fondateur, le regretté professeur Alain Guillermou. Après ces quinze Biennales, le fondateur a passé le témoin au professeur Roland Eluerd qui a donc présidé à Bordeaux, cette année 2013, sa dixième Biennale. Son propos d’ouverture a souligné les rôles joués par celle qui est aujourd’hui vice-présidente d’honneur de l’association, Madame Jeanne Ogée, et par celui qui aura été son trésorier et son secrétaire général, Monsieur Gildas Ogée.
De Namur à Bordeaux, les Actes et le Florilège des Actes, en ligne sur le site www.biennale-lforg, témoignent et témoigneront de l’intérêt et de la qualité des travaux des vingt-cinq Biennales. Chacun pourra constater qu’il n’est pas un aspect de la défense et illustration du français, dans sa diversité, son universalité, ses contacts avec les langues partenaires, ses usages quotidiens et professionnels, artistiques et scientifiques qui n’ait été examiné.
Forte de ce passé, la 25e Biennale avait comme thème : « Quels militants pour la francophonie du 21e siècle ? » Sur l’ensemble des séances de travail, quinze conférenciers devant plus de quatre-vingt personnes ont présenté un éventail très ouvert des militantismes francophones.
Ouvert sur le monde avec des participants venus du Cameroun, de la République démocratique du Congo, des États-Unis, du Nigeria, des provinces canadiennes du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, du Québec, et de France.
Ouvert sur les institutions comme l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF); des laboratoires universitaires comme l’Institut canadien de recherches sur les minorités linguistiques de l’université de Moncton, le laboratoire Lettres, Idées, Savoirs de l’université Paris-Est ; des associations comme l’Association des lecteurs, internautes et mobinautes de Sud-Ouest, l’Association nationale Pomme Poire, Aquitaine Québec & Amérique du Nord francophone.
Ouvert sur les pratiques numériques avec Wikimedia France ou le « laboratoire des usages » (living lab) du Sud-Charente.
Ouvert sur les professions : des universitaires aux experts-comptables, de l’informatique à l’arboriculture ou la viticulture, ouvert ainsi au poids économique important de la francophonie dans de nombreux secteurs.
Ouvert enfin sur les générations avec des représentants de la jeunesse francophone au Forum mondial de la langue française, Québec 2012.
Toutes les conférences, et les débats qui les ont suivies, ont exprimé l’importance de la « société civile ». Émergent des francophonies nouvelles et diverses dans leur manière de vivre en français. Il appartient à leurs acteurs de « perturber » les institutions francophones pour que le « terrain » ne soit pas oublié ou trop « conceptualisé ». Le numérique permet de renverser les trajets, de remplacer les structures parfois trop pyramidales par des nœuds de réseaux qui donnent à chacun une grande liberté d’action tout en assurant la cohérence générale des projets. D’où l’importance, soulignée par tous les intervenants, de disposer d’accès à l’espace numérique, de formations permettant de le parcourir et d’y intervenir, donc de diffuser sur la Toile la langue française.
Trois vœux particuliers ont été exprimés : que les militants de la francophonie soient des militants de la diversité linguistique et culturelle, que les usages scientifiques et techniques du français reçoivent autant d’attention que les usages littéraires et artistiques, que se lèvent les barrières qui entravent voire interdisent une plus grande mobilité des militants dans l’espace francophone.
Roland Eluerd
Docteur d’État ès lettres
Président de la Biennale de la langue française
XXVe Biennale de la langue française
(50e anniversaire de l’association)
BORDEAUX
Vendredi 13 et samedi 14 septembre 2013
Sous le Haut Patronage de
Monsieur Alain JUPPÉ
Maire de Bordeaux
Ancien Premier ministre
1er Vice-président de la Communauté urbaine de Bordeaux
Quels militants pour la francophonie du 21e siècle ?
A l'heure des réseaux sociaux numériques, de l'internet collaboratif et de tous les développements de l'univers numérique, il n'est plus possible d'envisager le militant de la francophonie comme il y a encore vingt ans.
Tout message, toute donnée en français atteint aujourd'hui en quelques heures mille, dix mille fois plus de récepteurs qu'hier. De ce fait, tout émetteur participe du fait francophone. Certes, les associations, OING, institutions gouvernementales et intergouvernementales, continuent de jouer leur rôle, un rôle essentiel. Il n'est pas question pour la Biennale de la langue française de célébrer son 50e anniversaire en disparaissant du paysage de la francophonie !
Mais il importe de prendre en compte l'expertise de tous ceux, individus ou groupes, qui diffusent du français, quelque variété de français que ce soit, à propos de quelque contenu que ce soit.
C'est pourquoi la XXVe Biennale de la langue française réunira à Bordeaux des intervenants de divers horizons professionnels pour apprécier comment, de manière totalement informelle, voire ponctuelle, ils constituent un invisible réseau francophone, et comment ce réseau participe des réseaux affichés, plus ou moins institutionnalisés.
Vendredi 13 septembre 2013
9 h : Café d’accueil
Hôtel Mercure Bordeaux Centre, salon Pathé
9 h 30 : Ouverture des travaux
Allocution d’accueil et de remerciement
Roland ELUERD
agrégé de l’Université, docteur d’État ès lettres,
président de la Biennale de la langue française
10 h – 12 h : Première séance de travail
Le numérique : une chance pour la Francophonie
Présidence de séance : Jean-Alain HERNANDEZ, ingénieur général des mines (H),
président d’honneur de l’Association des informaticiens de langue française,
administrateur de la Biennale de la langue française
Adrienne CHARMET-ALIX, directrice des programmes de Wikimédia France.
Vivre et promouvoir la francophonie au sein des projets Wikimédia.
Le mouvement Wikimédia est profondément multilingue et laisse une large place aux langues locales. Au fil des années, des initiatives ont émergé de la communauté francophone, afin de coordonner et de promouvoir l’avancée de la diffusion et de la production sur Wikimédia dans l’espace linguistique francophone. De la présence aux événements de la Francophonie aux initiatives en Afrique francophone auprès des universités (Afripedia), en passant par une coordination et un soutien décentralisé aux communautés francophones, l’idée est de faire vivre le dynamisme linguistique de la version francophone de Wikimédia qui, avec plus de 1, 3 millions d’articles est dans le trio de tête mondial.
Marcel DESVERGNE, professeur des écoles, ancien professeur associé à l’université de Bordeaux III, citoyen numérique, vice-président de l’An@é (association nationale des Acteurs de l’école), ancien président de Europe Aquitaine Communication, président de l’Association des lecteurs, internautes et mobinautes de Sud-Ouest, Bordeaux, France.
L’écosystème numérique mondial, la chance de la Francophonie.
Les évolutions numériques que vivent sur tous les territoires de la planète des milliards d’individus, ont et continuent de bouleverser les équilibres que nous avons connus. Il s’agit d’une mutation et d’un changement de monde. Il s’agit de la fluidité des relations entre individus, associations, entreprises, organismes, pays et de combats pour celles et ceux qui n’en n’ont pas encore jouissance. Dans cet univers qui évolue, bouge, vibre comment peuvent s’organiser les organismes et les individus qui produisent, échangent, formulent des contenus, des idées, des manières de vivre au rythme mondial de la société numérique ?
Thibault GROUAS, chef de la mission des langues et numérique à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, ministère de la culture et de la communication, Paris, France.
Encourager et accompagner les initiatives de la société civile en faveur de la langue.
Les technologies numériques concourent grandement aux objectifs de la politique de la langue du ministère de la Culture : assurer la vitalité de la langue française et des langues de France et favoriser le multilinguisme. Le développement des réseaux numériques a permis l’essor d’un grand nombre d’initiatives citoyennes et entrepreneuriales en faveur de la valorisation de la langue française : activisme numérique, mise à disposition de ressources linguistiques, conceptions d’applications et de projets innovants, contributions à des projets de dictionnaires ou d’encyclopédie collaboratives… Dans le contexte de l’ouverture des données publiques et du web de données, qui apparaît aujourd’hui comme un enjeu majeur pour développer des outils de diffusion culturelle, certains projets peuvent bénéficier d’un soutien et d’une visibilité accrue grâce à la plate-forme Sémanticpédia, partenariat stratégique entre le ministère de la Culture et de la Communication, Inria et Wikimédia.
Gaid EVENOU, chargée de mission pour le plurilinguisme, le français dans le monde et la francophonie à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, ministère de la culture et de la communication, Paris, France.
Les approches plurielles d’apprentissage des langues.
On a longtemps estimé que la présence concomitante de plusieurs langues dans l’environnement était source de confusion chez l’apprenant et nuisait à l’apprentissage de chacune d’entre elles et notamment de la langue de scolarisation, d’où l’opinion selon laquelle il était préférable que l’enfant ne pratique pas la/les langue(s) vernaculaire(s) si elles différaient de la langue dominante. Les nouvelles approches didactiques des langues prennent à contre-pied ce postulat : les approches plurielles des langues et cultures démontrent que l’appréhension simultanée de différentes langues et cultures développe des compétences cognitives et pragmatiques jusque là inexplorées.
Cette communication présentera les bénéfices et les attraits de ces approches innovantes ainsi que des applications pédagogiques numériques d’apprentissage des langues.
Déjeuner buffet
14 h – 15 h 30 : Deuxième séance de travail
Enjeux culturels
Présidence de séance : Line SOMMANT, docteur en linguistique française,
chargée de mission à la Langue française au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA),
Fondatrice des Dicos d’or, vice-présidente de la Biennale de la langue française.
Alain LANDRY, directeur général de la Fondation Baxter et Alma Ricard, ancien vice-président de la Biennale de la langue française, Ottawa, Canada.
La langue française du 21e siècle : quelle langue française ?
La francophonie est d’abord et avant tout la langue française en partage. Cette langue prend de l’ampleur au 21e siècle dans les pays hors de France. Or cette langue est en train de s’abâtardir petit à petit, et ce phénomène trouve son origine en France, majoritairement, hélas. On ne semble pas faire l’effort pour aller puiser dans la richesse de notre langue les mots pour nommer des réalités existantes ou nouvelles. Paresse intellectuelle ? Snobisme ?
Daniel SAUVAITRE, maire de Reignac, Charente, président de l’association nationale Pomme Poire, vice-président de la World Apple and Pear Association (WAPA), France.
Francophonie et géographie amoureuse de la pomme et de la poire dans le monde.
Comment les échanges commerciaux, techniques, scientifiques, botaniques et culturels autour de ces deux fruits participent du soutien à la francophonie.
Jean-Gervais Yoyo MOUTOUMÉ, directeur de l’Institut supérieur africain des technologies de l’information et de la connaissance (ISATIC), France, Cameroun.
La dyscommunication interculturelle.
Notre monde est globalisé. Les différences entre les peuples et les cultures sont rendues de plus en plus visibles par ses canaux de communication. Un type d’universalisme attendu par les occidentaux peut être la rencontre d’un particularisme étonnant. C’est par la raison que l’homme accède à l’exigence d’objectivité et d’universalité.
Pause
16 h – 17 h 30 : Troisième séance de travail
Visages de militants
Présidence de séance : Alain VUILLEMIN, professeur émérite de littérature comparée, rattaché au laboratoire « Lettres, Idées, Savoirs » l’université de Paris-Est, membre du conseil d’administration de l’Amopa (Association des membres de l’Ordre des Palmes académiques).
Christophe TRAISNEL, professeur à l’université de Moncton, département des Sciences politiques, Nouveau-Brunswick, Canada.
Francophonie(s), francophonisme(s) ?
Le militantisme face à la diversité des causes linguistiques.
S'il est une notion dotée à la fois d'un « grand dessein » mais également d'une « grande ambiguïté », c'est bien la francophonie (Léger, 1987). Concept éminemment polysémique, il apparaît que le travail de définition de son sens passe d'abord, comme c'est souvent le cas, par une meilleure connaissance des raisons de son usage, mais aussi des références socioculturelles, politiques et identitaires de ses usagers. Car « on » ne parle pas de francophonie tous les jours et tout le monde ne parle pas de francophonie, ni de la même manière.
Nous souhaitons ici contribuer à une meilleure connaissance de la notion en nous intéressant aux « faiseurs de francophonie », à ceux qui en parlent, la promeuvent, la défendent, et également à la manière dont ils en parlent. Nous chercherons à rompre avec cette prémisse de l'existence « en soi » d'une communauté pour tenter de comprendre comment (et pourquoi) elle est construite, imaginée à travers le processus des interactions politiques qui l'animent. Nous défendrons une idée assez simple : avant d'être « une » communauté, la francophonie est avant tout un ensemble de causes, diversement définies, en fonction des acteurs qui la prennent en charge et en fonction des contextes dans lesquels ces acteurs interviennent.
L'hypothèse sous-tendue est la suivante : si une communauté francophone existe, c'est surtout à travers l'action et la réflexion de « francophonistes » aux causes multiples et l'existence d'une forme plus ou moins voulue de « convergence » de ces causes autour d'une langue « partagée ». Nous montrerons ainsi que « la » francophonie ressemble plus à un carrefour de causes qu'à un projet clairement défini, ce qui en constitue tout à la fois la richesse et le défi.
Nous illustrerons cette thèse à travers l'évocation de plusieurs francophonies militantes : « les » francophonies canadiennes et américaines, et « les » francophonies française et européennes.
Cheryl TOMAN, professeure associée à la Case Western Reserve University, Cleveland, États-Unis.
Militante pour une francophonie pan-africaine :
Werewere Liking et la Fondation Ki-Yi Mbock.
Werewere Liking — une jeune camerounaise d’origine bassa — est arrive en Côte d’Ivoire en 1979 pour y fonder un département de théâtre avec sa collègue française Marie-José Hourantier. Malgré le succès de leur projet, Liking a fini par s’en lasser ; faire du théâtre à la fac a ses limites et touche l’élite au lieu du grand public tandis que Liking envisageait son théâtre comme un outil favorisant le développement. Trente ans plus tard, Liking est actuellement l’auteure de nombreux ouvrages en français (poésie, théâtre, roman, chant-roman) et la directrice fondatrice de la Fondation Ki-Yi Mbock, un centre artistique francophone qui s’occupe de la formation des jeunes. Entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire, Liking a fait des recherches également dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale pour construire une vision pan-africaine et francophone qui se manifeste dans ses écrits ainsi que dans la direction de sa Fondation. Je présenterai une synthèse l’œuvre de Werewere Liking en montrant l’importance d’un français africanisé et authentique dans le parcours de cette grande militante de la francophonie.
18 h : Réception des biennalistes à l’Hôtel de ville de Bordeaux
Dîner et soirée libres
Samedi 14 septembre
9 h – 10 h 30 : Quatrième séance de travail
« Société civile » et Francophonie institutionnelle
Présidence de séance : Imma TOR FAUS, directrice de la langue française
et de la diversité linguistique à l’Organisation internationale de la Francophonie.
Fahrida Garga SIDDIKI, porte-parole du Parlement francophone des jeunes, responsable de la section Afrique subsaharienne de l’association des jeunes Francophones en Action, participante au premier Forum mondial de la langue française de Québec, 2012, Douala, Cameroun.
La Francophonie telle que vécue par les acteurs de la société civile.
À l’heure où la mondialisation bat son plein, la promotion des valeurs de la Francophonie représente certainement un grand défi. Des événements internationaux tels que le Forum mondial de la langue française tentent notamment au besoin des populations francophones de s’exprimer, de partager et de présenter leurs propres résolutions. Il se révèle ainsi l’opportunité de resserrer les liens entre la Francophonie institutionnelle et la société civile.
Michèle CARTIER LE GUÉRINEL, déléguée générale de la Fédération internationale des Experts-comptables et commissaires aux comptes francophones, animatrice du Réseau des associations professionnelles francophones (RAPF), Paris, France.
Agir ensemble pour la langue française dans les milieux professionnels.
La nécessité de travailler en réseaux pour faire face aux défis posés par la mondialisation a amené plusieurs associations professionnelles francophones à s’unir pour traiter en commun des enjeux et défis liés à la promotion de la langue française dans le monde du travail. Par leurs actions collectives, ces associations qui interviennent dans des secteurs professionnels très variés, santé, comptabilité, audit, normalisation, ingénierie, management de projet… contribuent au rayonnement de la langue française de même qu’au renforcement de l’espace économique francophone.
Ribio NZEZA BUNKETI BUSE, secrétaire permanent de la Caravane d’animation culturelle pour le développement durable « CARAC », membre du premier Forum mondial de la langue française et du Comité de suivi de la Déclaration des jeunes francophones et francophiles, Québec 2012, Kinshasa, République démocratique du Congo.
La place des militants de la société civile dans la francophonie du 21e siècle.
La Francophonie est aujourd’hui face à une mutation de l’environnement global. Les organisations nationales et internationales ne sont plus les seules actrices sur la scène. D’autres acteurs ont fait leur entrée, notamment la société civile et les jeunes dont les voix acquièrent de jour en jour une forte résonance. Il est alors utile d’envisager de quelle manière l’O.I.F. peut se saisir de cette opportunité et particulièrement du premier Forum mondial de la langue française de Québec 2012.
Pause
11 h – 12 h 30 : Cinquième séance de travail
Images du Sud-Ouest en francophonie
Présidence de séance : en attente
Nicolas VAUZELLE, responsable du « laboratoire des usages » (living lab) du Sud-Charente sur la ruralité numérique, responsable de rubriques de la Revue l'École numérique du CNDP, professeur de mathématiques au collège Antoine-Delafont, Montmoreau, France.
Du laboratoire des usages aux projets coopératifs.
Grâce à l’avènement du numérique, des projets communs rassemblant à la fois des habitants de plusieurs territoires parfois lointains, des laboratoires de recherche et des entreprises peuvent voir le jour. Ancrés sur les territoires, au cœur de leurs problématiques, ils ont pour vocation de sortir la recherche des laboratoires et de mettre en place une véritable société de partage et de connaissance. Comment développer ces partenariats sur un territoire rural (exemple du Sud-Charente) éloigné des grands centres universitaires. À quel coût ? Sur quelles problématiques ?
Olivier CAUDRON, directeur des bibliothèques, de la lecture publique et des médias culturels à la Ville de Bordeaux.
Des lieux « francophonissimes » : les bibliothèques
Attachée de façon générale à la coopération internationale, la communauté des bibliothécaires l'est particulièrement au sein de la francophonie, comme l'a illustré la mobilisation en faveur des bibliothèques haïtiennes durement touchées par le séisme. Le congrès annuel de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires (FIAB, ou IFLA en anglais) qui se tiendra en France, à Lyon, en août 2014, représente également un enjeu important pour affirmer la place francophone dans ce milieu professionnel. Les collections elles-mêmes des bibliothèques, tel le réseau de la Ville de Bordeaux, font largement connaître les oeuvres francophones et soutiennent ainsi l'expression écrite ou orale en cette « langue-monde » ; tandis que les portails et les bibliothèques numériques permettent de diffuser des contenus en langue française à l'échelle de la planète.
Anne MARBOT, responsable InfoDoc au Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), Bordeaux.
Les vins de Bordeaux : un atout francophone millénaire.
Les vins de Bordeaux bénéficient d’un héritage culturel et d’un potentiel de communication que le monde entier nous envie : une notoriété et une signature universelle, mais aussi des codes sémantiques spécifiques (château, terroir …), une diversité de produits qui se déclinent aussi bien en rouge qu’en blanc avec un dénominateur commun dans le style « Bordeaux » ainsi qu’un savoir-faire largement exporté ou imité. Aujourd’hui, ses fondamentaux restent plus que jamais d’actualité même s’ils sont toujours menacés. Depuis 1948, l’Interprofession, puissant levier collectif de la communication des vins de Bordeaux, s’est toujours investie dans la différence culturelle et linguistique des marchés tout en adoptant les nouvelles technologies et sans abandonner l’approche de terrain comme l’Ecole du Vin, la défense du patrimoine, l’œnotourisme … une belle dynamique pour la langue française à l’ère numérique.
12 h 30 –13 h Séance de clôture
Apéritif cocktail
ORGANISATION
1. Travaux du congrès : La Biennale assure l'organisation des travaux.
2. Voyages : La Biennale ne prend pas en charge l'organisation des voyages. Chaque biennaliste assure son propre déplacement.
3. Hôtel : La Biennale a retenu des chambres à l'hôtel Mercure Bordeaux Centre. Mais elle n'a pas la possibilité de s'engager financièrement pour des réservations fermes. Les biennalistes sont donc invités à assurer eux-mêmes leur réservation. Attention ! Bordeaux est une ville touristique et elle accueille chaque mois de nombreuses manifestations. Il faut donc retenir votre chambre dans les meilleurs délais.
COMMENT S'INSCRIRE ?
1. Aux travaux de la Biennale : remplir et renvoyer la fiche d'inscription ci-après au Secrétariat de la Biennale.
2. Pour retenir une chambre : remplir et renvoyer la fiche de réservation hôtelière à l'hôtel Bordeaux Centre, 5 rue Robert Lateulade 33000 Bordeaux dans les meilleurs délais.
Ces deux fiches vous donnent toutes les indications nécessaires ainsi que les tarifs, forfaits et conditions d'annulation pour l'hôtel.
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FICHE D’INSCRIPTION
XXVe Biennale de la langue française
(50e anniversaire de l’association)
BORDEAUX
Vendredi 13 et samedi 14 septembre 2013
À ENVOYER au secrétariat de la Biennale.
Dès maintenant ou avant le 30 juin 2013.
Par voie postale. ATTENTION : nouvelle adresse !
Association Biennale de la langue française
146, rue de Paris F- 94420 Charenton le Pont
Par courriel. ATTENTION : nouvelle adresse !
NOM :…………………………………………………………………………………………
Prénom :……………………………………………………………………………………….
Adresse postale :……………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………..
Téléphone :……………………………………………………………………………………..
Courriel :....................................................................................................................................
1. Je m’inscris aux travaux de la XXVe Biennale de la langue française.
2. Je paye le forfait de 160 € : inscription, assurance, location salle et matériel, 3 pauses-café, déjeuner buffet du vendredi 13, apéritif et cocktail du samedi 14, frais divers d’organisation.
Par chèque payable en France à l’ordre de Biennale de la langue française et joint à cette fiche d’inscription.
Par virement sur le compte bancaire :
BIENNALE DE LA LANGUE FRANÇAISE
CREDITCOOP VERSAILLES
IBAN
FR76 4255 9000 0721 0288 6420 838
3. Information complémentaire. J’ai adressé à l’hôtel Mercure la fiche de réservation pour les nuits du jeudi 12 et du vendredi 13 septembre 2013.
Autre(s) date(s) :
Fait à ……………………………………….., le …………………………………………
Signature
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Merci d'envoyer la fiche de réservation hôtelière ci-dessous à l'hôtel Mercure Bordeaux Centre, à l'attention de Pauline COMMARMOND
E-mail :
FICHE DE RESERVATION HOTELIERE
Les Actes de la XXIVe Biennale qui s'est tenue à Tallinn les 16 et 17 septembre 2011 et ceux du 5e Colloque international qui s'est tenu le 30 mars 2012 sont consultables en ligne http://biennale-lf.org/les-actes-de-la-xxive-biennale.html
Le 5e Colloque international de la biennale de la langue française (événement associé au Forum mondial de la langue française Québec 2012) s'est tenu le vendredi 30 mars 2012 de 10h à 13h à la Délégation générale Wallonie-Bruxelles, 274 bd St Germain, 75007 Paris avec pour sujet Place, usages et variantes du français dans l'internet collaboratif.
Biennale de la langue française
5e Colloque international
Événement associé au Forum mondial de la langue française Québec 2012
Vendredi 30 mars 2012
Délégation générale Wallonie-Bruxelles
274, boulevard Saint-Germain — Paris 7e
Place, usages et variantes du français sur l’internet collaboratif.
Depuis plusieurs années déjà, la Biennale de la langue française est attentive à l’univers numérique et aux conséquences qu’il peut avoir sur les pratiques et les usages de la langue française, de l’enseignement à la publication, des emplois ordinaires à la Recherche.
Les conférences et les débats du 5e Colloque international de la langue française ont poursuivi le travail engagé par la Biennale depuis son 4e Colloque, réuni en 2010 sur le thème « Les réseaux sociaux numériques : des mondes ? des outils ? », et par la 24e Biennale, réunie à TALLIN, en 2011, sur le thème « La diversité culturelle et linguistique sur les réseaux sociaux de l’univers numérique ».
M. Jean-Alain HERNANDEZ, ingénieur général des mines, ancien professeur d'informatique à Télécom ParisTech, à l'ENSAE ParisTech et président d'honneur de l'association des informaticiens de langue française (AILF), a traité des « formes de l'internet collaboratif ». Après avoir présenté ces diverses formes, qui correspondent à « l’intrusion des internautes » sur Internet, il a situé quelques-uns des défis du web 2.0. Qui contrôlera demain l’entrée sur Internet ? Quelles dispositions prendre pour aborder la révolution informatique qui se présente, celle du déluge des données disponibles, celle des « masses de données (big data) » ? Révolution d’où procèderont de nouvelles manières de traiter les savoirs, c’est-à-dire de les stocker, de les classer, de les enseigner…
M. Serge PROULX, professeur titulaire à l’université du Québec à Montréal, et professeur associé à Télécom ParisTech, Paris, a montré les « limites et possibilités » de cet internet collaboratif. Plutôt que de web 2.0, Serge Proulx parle de « web social ». En parcourant les divers fonctionnements de ce web, il pointe les différences entre le paradigme de la connaissance scientifique et le paradigme de Wikipédia quant à la neutralité des points de vue, la place des opinions, la place des théories nouvelles, etc.
M. Olivier SAGNA, professeur à l’université Cheik Anta Diop à Dakar, est intervenu lui aussi sur l’intérêt et les limites de l’internet collaboratif, mais en traitant plus spécifiquement de la place des « langues africaines sur Wikipedia ». Ce que soulignent les chiffres, ce sont les écarts parfois considérables entre le nombre des locuteurs et le nombre des articles publiés dans une langue. Outre les problèmes techniques et culturels d’accessibilité au réseau, cet écart est particulièrement défavorable aux langues dont les millions de locuteurs sont répartis sur plusieurs États, alors que les langues qui ont un statut de langue nationale acquièrent une meilleure visibilité. De ce fait, ce sont des centaines de langues et des dizaines de millions de locuteurs qui semblent ne pas exister.
Mme Adrienne ALIX, directrice des programmes de Wikimédia France, a apporté au colloque l’expertise Wikimedia et fait un lien direct avec l’expertise de la Biennale en traitant de « la place du français sur les projets Wikimédia (Québec, Belgique, Suisse, France, Afrique, etc.) ». Elle insiste d’abord sur l’appellation « projet d’encyclopédie » pour distinguer l’entreprise encyclopédique Wiki des ouvrages imprimés auxquels on met un jour un point final. Puis elle dresse un tableau des communautés linguistiques présentes sur Wikimédia pour rappeler que le français occupe la 3e place, qu’il est donc relativement plus dynamique sur Wikipédia, Wikitionary ou Wikisource que sur Internet. Elle regrette que les francophones ne soient pas plus présents et les réflexions échangées avec M. Olivier Sagna laissent prévoir de futures collaborations dont la Biennale se réjouit d’avoir pu les faciliter.
M. Thibault GROUAS, chargé de mission (Langues et numérique) à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Paris, a abordé la question de « la langue française et des langues de France sur les outils collaboratif ». Il expose les contributions de la Délégation à Wikimédia et présente tous les outils collaboratifs liés à cette même Délégation. Directement, comme le site Franceterme, déjà bien connu. Mais aussi TLHUB, plateforme participative de traduction et IFVerso (IF pour Institut français) consacré aux œuvres françaises traduites en langues étrangères.
Le public, où plusieurs institutions étaient représentées (OIF, AUF, OEP, DGLFLF, Fichier français de Berne), avait un caractère « international » aussi net que pour les participants.
Les textes seront placés sur le site de la Biennale dans les meilleurs délais.
La Biennale de la langue française remercie
la Délégation générale Wallonie-Bruxelles,
l’Organisation internationale de la Francophonie,
la Délégation générale à la langue française et aux langues de France
et Wikimédia France.
La XXIVe Biennale de la langue française s’est tenue à TALLINN, les 16 et 17 septembre 2011, sur le thème : La diversité culturelle et linguistique dans les réseaux sociaux de l’univers numérique. L’Estonie, l’Europe, la Francophonie.
Placée sous le Haut Patronage des Autorités estoniennes et des Autorités françaises, elle a réuni 18 intervenants venus du Sénégal, de Bulgarie, du Canada, des États-Unis, de Belgique, de Suisse, de Finlande, de France et d’Estonie.
La séance d’ouverture présidée par Monsieur Jaak Aaviksoo, ministre de l’Éducation et de la Recherche de l’Estonie, a été honorée de la présence des ambassadeurs de Belgique, de Suisse, du Canada, de Grèce, de Moldavie et de France, ainsi que par des représentants des ambassades d’Allemagne, de Pologne et de Turquie.
Consacrés à l’étude des réseaux sociaux numériques, les travaux ont abordé leur présence dans le monde francophone, leurs rôles actuels et leurs rôles souhaitables dans les politiques linguistiques, dans l’éducation, l’écriture et l’édition, les risques possibles pour les utilisateurs.
Peuvent être retenus en particulier :
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la place du français donc d’un espace de diversité linguistique sur les réseaux n’est pas négligeable et donne une bonne base de progression possible
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la présence massive des moins de 20 ans sur les réseaux entraîne une disparition des messageries et des courriels : tous communiquent par le réseau
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les usagers doivent être considérés dans leurs pratiques réelles et les politiques linguistiques conduites en tenant compte de ces pratiques comme le souligne le projet DILINET
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les réseaux peuvent créer de nouvelles pratiques d’écriture et de nouvelles pratiques éditoriales : ce dernier point a été précisément considéré dans l’espace africain :
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la e-éducation procède dès maintenant de ce qu’un participant a appelé le Web social, préférant cette appellation à Web 2.0 : les réseaux pédagogiques remodèlent complètement la relation enseignants – enseignés – objets enseignés – lieux pour créer un environnement en autodéveloppement où l’espace virtuel est très réel
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la généralisation du numérique conduit à des états de fait qui cessent d’être virtuels : en conséquence, une pratique maîtrisée des réseaux tout autant que des risques qu’ils comportent demande qu’une attention particulière soit portée à une éducation critique aux médias numériques et au cyber-droit en français.
Plusieurs des vœux adoptés par la Biennale lors de sa séance de clôture reviennent sur ces points.
En venant traiter de ces questions à Tallinn, capitale d’une Estonie que l’une des intervenantes a présentée comme une «Â e-Estonie », non pas virtuelle mais très réelle, la Biennale a fait un choix qui a porté ses fruits.
Mais dans un avenir plus proche, la Biennale de la langue française mettra son expertise au service des réflexions du prochain Forum international de la Francophonie (Québec 2012) et organisera son 5e Colloque international, sans doute en mars 2012, sur le thème :
Place, usages et variantes du français sur l’Internet collaboratif.
VŒUX DE LA 24e BIENNALE DE LA LANGUE FRANÇAISE
TALLINN – 16 ET 17 SEPTEMBRE 2011
Premier vœu.
Par la dynamique croissante de ses enseignements du français comme par la haute compétence de ses pratiques numériques, l’Estonie est un atout pour la Francophonie.
La 24e Biennale de la langue française souhaite que tous les appuis et moyens soient apportés aux institutions et aux personnes qui contribuent à cette richesse.
Deuxième vœu.
L’univers numérique doit devenir un vecteur de la diversité culturelle et linguistique.
La 24e Biennale de la langue française formule les souhaits suivants :
-
que les utilisateurs du numérique soient toujours considérés dans leurs dimensions personnelles et sociales, celles de leurs pratiques linguistiques et culturelles
-
que la présence de plus en plus importante du numérique soit prise en compte dans les politiques linguistiques
-
que soit développée une éducation critique aux médias numériques.
Troisième vœu.
Sous des formes diverses, l’univers numérique sera de plus en plus présent dans l’enseignement.
La 24e Biennale de la langue française souhaite que les professeurs de français langue étrangère et langue seconde disposent des formations et des financements leur permettant de mettre le numérique au service de leur travail.
Quatrième vœu.
Un monde d’une seule langue serait un monde enfermé dans une seule manière de voir et de comprendre le monde.
La 24e Biennale de la langue française souhaite que le programme de l’Organisation internationale de la francophonie «Â Le français dans la diplomatie et la fonction publique » reçoive tous les appuis et les financements nécessaires pour se poursuivre et se développer puisque qu’il est le seul moyen d’accéder au français pour les fonctionnaires internationaux de langue étrangère.
Cinquième vœu.
Une Francophonie sans circulation des hommes et des idées serait une Francophonie inerte.
La 24e Biennale de la langue renouvelle le vœu que cette liberté soit favorisée, tout en étant conditionnelle et contrôlée, et soutient le projet de l’Alliance francophone internationale pour un «Â visa francophone » permettant la circulation des créateurs de richesses économiques et culturelles dans l’espace de la Francophonie.
TRADUCTION DES VŒUX EN ESTONIEN
Premier vœu
Eesti, kus on kasvav prantsuse keele õpetuse dünaamika ning kõrge IT-alane kompetents, on frankofoonia levikule igati trumbiks.
24 prantsuse keele biennaal soovib, et igakülgne toetus, abi ja vahendid antaks institutsioonidele ja isikutele, kes panustavad selle rikkusesse.
Deuxième vœu
Infotehnoloogia ühiskond peab muutuma kultuurilise ja keelelise mitmekesisuse peafaktoriks.
24 prantsuse keele biennaalil tehti alljärgnevad järeldused:
-  infotehnoloogia rakenduste kasutajaid tuleb alati käsitleda vastavalt nende kultuurilisele, keelelisele, isiklikule ja sotsiaalmõõtmele;
- keelepoliitikas tuleb arvestada infotehnoloogia rakendustekasutamise  üha suureneva rolliga;
-Â Â tuleb arendada ja õpetada kriitilist lähenemist internetimeediale.
Troisième vœu
IT-maailm, oma erinevates nüanssides, tungib üha enam haridusvaldkonda.
24 prantsuse keele biennaal soovib, et prantsuse keelt võõrkeelena õpetajad saaksid oma käsutusse ettevalmistuse ja finantseerimise, mis võimaldaks neil IT-valdkonda maksimaalselt oma töös rakendada.
Quatrième vœu
Ühekeelne maailm oleks maailm, milles nähakse ja mõistetakse maailma ainult ühel viisil.
24 prantsuse keele biennaal soovib, et Rahvusvahelise Frankofoonia Organisatsiooni programm “Prantsuse keel diplomaatias ja riigiteenistuses” leiaks igakülgset toetust ja rahastamist, sest see on ainuke võimalus riigiametnikele rahvusvahelises teenistuses omandada prantsuse keel.
Cinquième vœu
Frankofoonia ilma inimeste ja ideede liikumiseta jääb inertseks.
24 prantsuse keele biennaal soovib, et see vabadus oleks igati soositud, olles samas tingimuslik ja kontrollitud, ning toetab rahvusvahelise frankofoonia alliansi projekti “frankofoonia viisa”, mis lubab majanduslike ja kultuuriliste rikkuste loojatel liikumist frankofoonia ruumis
Sous le Haut Patronage
des Autorités estoniennes et des Autorités françaises
24e Biennale de la langue française
TALLINN
16 et 17 septembre 2011
La diversité linguistique et culturelle sur les réseaux sociaux de l’univers numérique.
L’Estonie, l’Europe, la Francophonie.
Vendredi 16 septembre
9 h à 10 h
Séance solennelle d’ouverture
Sous la présidence de
S.E. Monsieur Jaak Aviksoo
Ministre de l’Éducation et de la Recherche
S.E. Monsieur Frédéric Billet
Ambassadeur de France en Estonie
M. Roland Eluerd
Président de la Biennale de la langue française
10 h à 10 h 30
Pause
10 h 30 à 12 h
Première séance de travail
Les réseaux sociaux numériques : approches internationales.
Présidence de séance : M. Tõnis Lukas
Président du groupe d’amitié Estonie-France au parlement estonien.
Mme Malle Talvet-Mustonen, ancien ambassadeur d’Estonie en Belgique et au Luxembourg. Directrice Relations bilatérales européennes et transatlantiques, Ministère des Affaires étrangères, Tallinn, Estonie.
e-Estonie, réelle ou virtuelle ?
M. Alexandre Wolff, responsable de l’Observatoire de la langue française à l’OIF, Paris, France.
Univers numérique : mesurer la diversité linguistique.
13 h à 14 h 30
Résidence de S.E. Monsieur Frédéric Billet
Ambassadeur de France en Estonie
Réception des biennalistes
15 h à 16 h 30
Deuxième séance de travail
Les réseaux sociaux numériques : approches nationales.
Présidence de séance : M. Eric Weider
Docteur en linguistique, professeur, journaliste, membre du fichier français de Berne, Suisse.
M. Abdoullah Cissé, professeur de droit, universités de Saint-Louis et Dakar. Membre du Comité scientifique du Secrétariat international permanent Droits de l'Homme et gouvernements locaux. Expert en légistique et en cyberdroit. Sénégal.
Quelle utilisation responsable des réseaux et services multimédias dans un environnement pluraliste ?
M. Thibault Grouas, chargé de mission (Langues et numérique) à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Paris.
Comment les réseaux sociaux impactent-ils la politique culturelle et linguistique en France ?
M. Ivan Momtchev, doyen de la Faculté francophone de Génie électrique à l’Université technique de Sofia, Bulgarie.
Réseaux sociaux : utilisation, impact et risques. Une vue bulgare.
16 h 30 à 17 h
Pause
17 h à 18 h 30
Troisième séance de travail
Les réseaux sociaux numériques : numérique, littérature et écriture.
Présidence de séance : M. Bernard Paqueteau
Directeur de l’Institut français d’Estonie, conseiller culturel, ambassade de France en Estonie.
Mme Cheryl Toman, professeure associée, Case Western Reserve University, États-Unis.
Les réseaux sociaux et la littérature africaine : création, engagement, et diffusion chez les écrivaines d’expression française.
Mme Line Sommant, docteur en linguistique, maître de conférence à l’université de Paris III, France.
Impact des nouvelles technologies sur l’écrit : le langage SMS.
Mme Claire-Anne Magnès, ancienne rédactrice en chef de Francophonie vivante, journaliste de la presse périodique (langue et littérature), Bruxelles, Belgique.
Réseaux sociaux numériques : le pouvoir indiscrétionnaire.
Dîner libre
À 20 h, Médiathèque de l’Institut français d’Estonie
Fahrenheit 451, de François Truffault.
Samedi 17 septembre
9 h à 10 h 30
Quatrième séance de travail
Les réseaux sociaux numériques : pratiques et questionnements
Présidence de séance : M. Gilbert Mandzolo
Ingénieur des Mines, professeur de français, Tallinn, Estonie.
Traduction estonien-français : Mme Made Sultson.
Mme Kai Pata, senior researcher, Center for Educational Technology, Institute of Informatics, Université de Tallin, Estonie.
Sotsiaalvõrgustike kasutamine kõrgkooli õppetöös Eesti näidetel (conférence en estonien).
L’utilisation des réseaux sociaux dans l’enseignement supérieur. Exemples estoniens.
M. Serge Proulx, professeur titulaire à l’Université du Québec, Montréal, Canada. Professeur associé à Télécom ParisTech, Paris, France.
L’irruption des médias sociaux. Enjeux éthiques et politiques.
M. Henn Sarv, IT teacher and consultant, Tallinn, Estonie.
Isik ja sootsium. Sotsiaalvõrk kui kollektiivne teadmine, kollektiivne mõtlemine, kollektiivne jõud (conférence en estonien).
Personne versus communauté. Les réseaux sociaux comme connaissance collective, pensée collective, force collective.
10 h 30 à 11 h
Pause
11 h à 12 h 30
Cinquième séance de travail
L’univers numérique
Présidence de séance : M. Tanel Lepsoo
Directeur de l’Institut des langues et littératures germaniques, romanes et slaves, Université de Tartu, Estonie.
M. Madis Jürviste, Association franco-estonienne de lexicographie (AFEL), ancien président de l’AFEL, co-rédacteur du GDEF, Tallin, Estonie.
M. Ülo Siirak, lecteur de français de l’Université de Tallinn, membre du bureau de l’AFEL, Estonie.
Le projet du nouveau Grand Dictionnaire estonien-français.
M. Alain Vuillemin, professeur émérite de l'université d'Artois, Laboratoire «Â Lettres, Idées, Savoirs » de l'université Paris-Est.
La littérature numérique en langue française (1964-2011).
12 h 30 à 15 h
Déjeuner buffet
15 h à 16 h 30
Sixième séance de travail
Professeurs de français en Estonie
Présidence de séance : Mme Claude Anttila
Présidente de la section finlandaise des médaillés des Palmes académiques (AMOPA).
Mme Triinu Tamm, éditrice (Loomingu Raamatukogu) et traductrice littéraire, responsable du projet théâtre au lycée Vanalinna Hariduskollegium, Tallinn, Estonie.
Faire du français en faisant du théâtre – une expérience ludique à partager.
Piret Kanne, responsable de l’examen national de français, coordonnatrice du curricula national des langues étrangères, Centre national des examens et de qualification, Tallinn, Estonie.
Les langues étrangères dans le système scolaire estonien – un aperçu général sur la problématique de l’enseignement des langues étrangères dans les écoles.
Mme Aleksandra Ljalikova, maître de conférences, Université de Tallinn, rédactrice en chef de la revue Synergie Pays riverains de la Baltique, Gerflint, Tallinn, Estonie.
La carrière académique versus recherche francophone en sciences humaines et sociales.
Mme Katrin Meinart, professeur de français. Présidente de l’Association des professeurs de français d’Estonie. Tallinn, Estonie.
L’enseignement du français aux jeunes enfants en Estonie – entre les vieilles traditions et de nouveaux défis.
16 h 30 à 17 h 30
Séance de clôture
Vœux de la 24e Biennale
Accueil des membres estoniens et finlandais
de l’Ordre des palmes académiques
17 h 30
Cocktail de clôture





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